Histoires d’exils et de rêves brisés

Dans le téléphone de dash, paris 2016

J’ai choisi de vous faire entrer dans sa vie comme elle est entrée dans la mienne. en parlant comme s’il ne me restait que ce soir pour vous raconter son histoire. dash a 24 ans et elle ne s’appelle pas vraiment dash. mais pour protéger sa famille restée en syrie, elle s’appellera comme ça ce soir.

Les trois étoiles, paris 2017

Moi, c’est tarek. j’ai 9 ans et j’habite en syrie. la syrie, c’est le plus beau pays du monde…

Comme une avalanche, genève, lausanne 2018

Tout d’un coup on a entendu un bruit. j’ai allumé ma lampe frontale et je l’ai dirigée vers un sapin à côté de la route. et là, dans le halo, j’ai vu un jeune garçon.

Des châteaux en roumanie, paris 2018

3 millions et demi de roumains vivent à l’étranger. un sur cinq. du coup, la population de mon pays décroît chaque année. et l’exode ne ralentit pas. au contraire. il accélère.

Elias, perpignan, strasbourg 2018

Pour avoir pris cette route nous aussi en clandestins, depuis l’afghanistan, le courage des ces enfants nous a bluffés.

Au pays des furs, arles 2019

Je découvre qu’à 89 ans, marie-josé reçoit chez elle pour de longs entretiens des réfugiés du darfour.

La nuit tombe vite, paris 2017

Tu avais trente ans comme moi abdallah.

Direction l’angleterre, lille 2018

C’est la première fois que je rencontre un passeur de migrants. ca m’a pris des mois dans la jungle de calais, avec les migrants, les associations, pour l’identifier. j’y suis enfin arrivée.

Comme une pluie de parfum, marseille 2015

Il paraît que tous les matins, à l’aube, les hélicoptères survolent paris pour vaporiser du parfum.

Les damnés de ragana, couthures-sur-garonne 2016

Imaginez votre maison en banco, des briques de terre rouge, sans un souffle d’air. imaginez l’odeur des chèvres dans les rues.

Une plage à bodrum, perpignan 2017

Depuis plusieurs jours, je regardais la mer. et je voyais ce charnier. 3771 morts en 2015.

Lara, lille 2019

Lara a sorti de son sac une tasse aux couleurs de la serbie, et m’a dit que je penserais dorénavant à elle à chaque fois que je boirais un café.

Le silence de mon père, paris 2020

L’homme que vous voyez là est un « boat people ». cet homme s’appelle bui, comme moi. bui the cau. c’est mon oncle. mais jusqu’à récemment, personne dans ma famille ne m’en avait jamais parlé. je ne savais même pas qu’il avait existé.