Journalistes de presse écrite

Chloé aeberhardt

Chloé Aeberhardt est journaliste et supervise chaque semaine les 20 pages de la rubrique Styles de M le Magazine du Monde. Dès qu’elle a su écrire son nom, maîtrisant ainsi d’un coup dix lettres de l’alphabet sur 26, elle a décidé de poursuivre sur sa lancée. Quand elle serait grande, elle écrirait “des trucs”. Et c’est arrivé : avant de rejoindre M, elle a écrit des portraits dans Libération et des reportages pour GQ, Paris Match, Grazia, Marie Claire UK… Dernièrement, elle est partie à la recherche des espionnes de la Guerre froide. Des anciennes de la CIA, du KGB, du MI5… l’ont reçue chez elles. Elle les raconte dans Les Femmes qui en savaient trop (à paraître en janvier 2017, éd. Robert Laffont), en utilisant la totalité des lettres de l’alphabet.

Hélène bekmezian

Hélène Bekmezian est journaliste parlementaire. Quand elle était petite, elle avait pour ambition de devenir paléontologue. Et comme tout finit par arriver, en 2012, vingt ans après son rêve d’enfant, le quotidien Le Monde lui proposa un poste d’observation unique, non pas sur les dinosaures et les fossiles (quoique) mais sur le seul lieu physique de la politique française, l’Assemblée nationale. Elle sort l’année prochaine chez Grasset un livre sur le Palais-Bourbon, ses coulisses, ses grandeurs et surtout ses petitesses.

Sylvie bommel

Sylvie Bommel est journaliste pour Vanity Fair et Le Journal du Dimanche, après avoir été rédactrice en chef des magazines L’Usine Nouvelle, Management, Capital et Géo. Elle écrit des portraits de personnalités variées (de Kate Moss à Pierre Gattaz, c’est dire) et adore citer Miss Marple, l’héroïne d’Agatha Christie : « Human nature is very much the same anywhere, Sir Henry ». Elle vient de publier une enquête sur le couple Emmanuel et Brigitte Macron, ll venait d’avoir dix-sept ans, chez JC Lattès. Rien n’était écrit, ni pour lui, ni pour elle : à sa sortie d’HEC, elle a un temps été responsable des ressources humaines dans un groupe du CAC 40.

Beatrice brasseur

Béatrice Brasseur est journaliste indépendante (Les Echos Série Limitée, Le Figaro, Elle, Vanity Fair) et a créé son agence de production éditoriale. Pendant dix ans, elle a été adjointe à la rédaction en chef de Point de Vue, l’hebdomadaire des têtes couronnées, dont elle a piloté la modernisation, après avoir été rédactrice en chef adjointe de L’Express Mag. Ses sujets de prédilection appartiennent au champ du « lifestyle », qui contrairement à ce qu’on pourrait croire ne signifie pas style de vie, mais vie stylée : luxe, culture, patrimoine, design, philanthropie, oenologie. A Bordeaux, elle a choisi les meilleurs enseignants pour son Diplôme Universitaire d’Aptitude à la Dégustation. Au programme : histoire (du vin), méthodologie (de l’analyse sensorielle), techniques (viticoles) et exercices de dégustation « intensifs, réguliers et progressifs ».

Ariane chemin

Ariane Chemin est reporter au Monde. La liste de ses sujets d’enquêtes amène cette conclusion incontournable : c’est une joyeuse omnivore. Elle a une grande expérience des tréteaux politiques, notamment ceux des campagnes présidentielles. Elle aime rouler sur les routes corses, qu’elle a arpentées à nouveau il y a quelques mois pour écrire Mariage en douce (éd. Equateurs), une enquête sur les noces secrètes de Romain Gary et Jean Seberg. Elle a plongé souvent dans d’atroces faits divers, tenté de gratter la cire de quelques monstres sacrés, comme Houellebecq ou d’Ormesson. Avec Vanessa Schneider, elle vient de terminer un documentaire sur “l’homme qui a décomplexé la droite française”, Patrick Buisson.

Caroline christinaz

Caroline Christinaz est journaliste “voltigeuse“ au Temps, autrement dit elle n’est attachée à aucune rubrique. Voltigeuse ça lui va bien. Avant d’écrire dans le journal, elle a passé dix ans à livrer les journaux. Ca et d’autres choses – tantôt de juteux contrats, tantôt d’humbles courses de supermarché. «Bonjour c’est le coursier!» C’était aux heures de bureaux, la nuit elle était attachée de production du journal. Puis correctrice. Puis journaliste. Elle a arrêté de livrer, mais continue de pédaler partout. Ah et elle aime bien faire de la montagne. Comme elle le dit elle-même, elle est : ‘journaliste à vélo obsédée par la grimpe, fascinée par les mots. »

Juliette demey

Juliette Demey est aviatrice. Elle pilote des petits avions et photographie des nuages sur son temps de travail. Sur son temps libre, elle est reporter au Journal du Dimanche. Ou alors c’est l’inverse. Sujets “société” ou “science”, tout l’intéresse et elle évite soigneusement de se spécialiser.

Gilles denis

Gilles Denis est rédacteur en chef aux Échos Week-end, où il s’occupe de la culture, du style et de la mode. Il rêvait d’être normalien (il était en khâgne à Louis le-Grand) ou ambassadeur (il a passé le chinois au bac et fait Sciences Po), voire carrément écrivain-diplomate. Il faut dire que ça fait rêver. Finalement, il est devenu grand reporter au Figaro Magazine où il a adoré couvrir, entre autres, et à sa grande surprise, l’assurance-maladie. Moins glamour que les empires du luxe qu’il observe aujourd’hui, certes, mais tout aussi fascinant. Il a un faible pour la reine d’Angleterre.

Emmanuel duparcq

Emmanuel Duparcq est journaliste à l’AFP depuis toujours, c’est-à-dire depuis sa sortie du CFJ. En 2005, pour son premier poste à l’étranger, on l’envoie couvrir la guerre à Kaboul. Ca le passionne. Il décide de rester et passe presque dix ans en Afghanistan et au Pakistan. Sa tech-nique pour approcher et décrypter les réseaux des djihadistes talibans et d’Al-Qaïda : le profil bas et la tenue locale. En 2011, le jury du prix Albert Londres le distingue pour des « enquêtes bourrées de talent, qui parviennent à donner chair et corps à des dépêches d’agence ». Et souligne « aucun des reportages primés n’a
été effectué en compagnie de forces armées ». Pour changer d’air, il vient de quitter Islamabad pour la place de la Bourse. Ça a été radical – y compris pour sa garde-robe, du chic pachtoune au glam’ parisien, sans transition.

Olivier faye

Olivier Faye est journaliste politique au Monde. Quand il était petit, à Cholet, il déclare un jour à sa famille : “Moi, je serai président de la République.” Ses parents font semblant d’y croire. Lui passe à autre chose. (Dommage, en 2022, il fêtera ses 35 ans : l’âge parfait pour réaliser un destin présidentiel.) Sa nouvelle ambition, mettre la plume dans les faits. Il a commencé au service politique de La Croix puis du Journal du Dimanche. Au Monde, il a suivi successivement les écologistes, Jean-Luc Mélenchon et le Front national. Ah, et il a co-écrit une biographie de Nathalie Kosciusko-Morizet. Et là on dit : “Quel flair !”.

Balla fofana

Balla Fofana est journaliste à Libération. Il revient de loin, c’est lui qui le dit. Quand il avait dix ans, l’école – en la personne de Monsieur Dol, instituteur à l’école élémentaire Paul-Éluard à Orly – l’a sauvé. (“Pas évident, il n’y avait pas de livre à la maison. Personne ne lit chez moi”). Du coup, adolescent, il se cache pour écrire (“Sinon je serais passé pour le p’tit renoi fragile du quartier qui se prend pour Baudelaire.”) Ensuite tout se passe mieux que prévu : licence de Lettres à la fac de Créteil, master en communication, articles dans le Bondy Blog, embauche au service économie de TF1… Souvent il pense à ses copains d’avant.

Caroline fontaine

Caroline Fontaine est journaliste politique à Paris Match . Elle était bien partie pour être historienne – elle a enchaîné les vacations et
les CDD au Collège de France, au CNRS et à l’Université de Warwick – avant de bifurquer. À Paris Match , elle a couvert des conflits (Liban, Afghanistan), des drames (le tsunami, les attentats de Londres) et des événements que l’Histoire (grand H) ne manquera pas de retenir (le mariage de Charles et Camilla, le 77ème congrès du Parti socialiste). Dernièrement, elle a réalisé pour la télévision Le Val-de-Grâce, l’hôpital de la République (France 3, 2015) et publié Mon grand-père était poiluDix politiques livrent leurs secrets de famille (éd. Tallandier) co-écrit avec Laurent Valdiguié.

Elsa freyssenet

Elsa Freyssenet est grand reporter aux Échos. Elle aime faire de longs portraits politiques : dernièrement Sibeth Ndiaye et Marlène Schiappa. Des femmes puissantes. C’est une cause qu’elle défend au sein des Échos où elle a obtenu avec deux collègues, que la moitié des postes à responsabilité soient occupés par des femmes. Cinq ans de négociation. Sinon son sujet c’est la déroute de la gauche. Elle a publié Florange, la tragédie de la gauche et Ça n’a aucun sens, un livre sur « les choix et les erreurs de François Hollande ». Elle est diplômée du CFJ et a récemment réalisé qu’elle avait passé deux ans à Sciences Po dans la même promotion qu’Edouard Philippe. Il aurait pu être son pote de droite. Ou sa source au cœur du pouvoir.

Solveig godeluck

Solveig Godeluck est journaliste aux Échos. Si l’on en juge par les titres des livres qu’elle a publiés – Les pirates du capitalisme et La voie du pirate (respectivement une enquête sur les fonds d’investissement, avec Philippe Escande et un portrait de Xavier Niel, avec Emmanuel Paquette) – elle a un truc avec les pirates. À la suite d’une plainte de Free Mobile, elle a été mise en examen pour diffamation : la citation qui fâchait, du secrétaire général de Bouygues Telecom, évoquait à propos de Free une ”notion nouvelle de réseau téléphonique vide qui couvre”. C’est resté sans suite. C’était prévisible, elle avait juste fait son travail de reporter. Elle est diplômée d’une grande école, l’ESJ à Lille, et chanteuse lyrique amateure.

Amaelle guiton

Amaelle Guiton est journaliste à Libération, où elle raconte comment Internet transforme nos vies. Si ses souvenirs sont bons, elle a utilisé son premier logiciel de cryptographie à une époque où c’était à peine légal en France, par pure curiosité. Elle a aussi écrit un livre, Hackers, au cœur de la résistance numérique (éd. Le Diable Vauvert), et compte bien récidiver un jour ou l’autre.

Sylvie kauffmann

Sylvie Kauffmann est éditorialiste au Monde. Elle a rejoint le journal au siècle dernier, après l’AFP où elle a appris la passion pour l’actualité internationale et pour un journalisme créatif et qui doute. Correspondante à l’étranger ? “Le plus beau métier du Monde”, dit-elle. A Moscou, Washington, New York ou en Asie, elle a pris goût aux révolutions de toutes sortes. (La Pologne est son pays de coeur). Maintenant elle chronique sagement au Monde et au New York Times mais elle a été la première femme à diriger la rédaction du journal. Et là, on dit : “Big up !”

Aline leclerc

Aline Leclerc est journaliste au Monde. Elle aime raconter la vie des gens ordinaires. Elle a longtemps été pigiste en France et à l’étranger, notamment au Guatemala, quand ce n’était plus la guerre, mais pas vraiment la paix. C’est à RFI, dans l’émission Microscopie d’Edouard Zambeaux, qu’elle a pris goût à parler des banlieues, des migrants, de la précarité, des luttes, des marges. Pour le site du Monde, elle a relaté pendant deux ans (2010-2012) le quotidien de la cité des 4000 de La Courneuve. Plus récemment, elle a coordonné avec Sylvie Kauffmann la série du Mémorial aux victimes du 13 novembre. Ce soir, elle aurait pu vous raconter comment à 14 ans elle a décroché la 15e place au championnat de France de Badminton UNSS, mais finalement non.

Marcel leroy

Marcel Leroy est journaliste indépendant. Après avoir passé 15 ans à Nord Eclair à couvrir son Hainaut natal, il pousse, un jour de 1989, la porte du Soir Illustré et passe les 10 années suivantes en reportage autour du monde. Il est aussi à l’aise avec le prince Philippe (qu’il a emmené diner chez un grec de Mont-sur-Marchienne), qu’avec Wadji Mouawad (metteur en scène surdoué) ou les familles des mineurs de Mons. Son dernier livre, Angelo Galvan, le renard du Bois du Cazier est le portrait d’un héros belge en même temps qu’un retour sur l’histoire de l’immigration italienne des années 50.

Claire meynial

Claire Meynial est grand reporter au Point, chargée de l’Afrique. En avril, elle a remporté le prix Albert Londres, pour une série sur les migrants vers l’Europe (Gambie, Niger, Libye), un article sur le plus grand camp de réfugiés au monde (Da- daab à la frontière entre le Kenya et la Somalie) et une enquête sur le patient zéro d’Ebola au Nigeria. C’est ce qu’on appelle mettre la plume dans la plaie. Elle avait déjà gagné un prix Bayeux des correspondants de guerre pour son reportage sur Boko Haram. Elle aime l’actu très chaude et les loisirs très froids (elle a une passion pour le ski).

Serge michel

Serge Michel est grand reporter, rédacteur en chef du Monde Afrique, et ancien directeur adjoint des rédactions au Monde. En 2001, il obtient le prix Albert-Londres pour ses reportages en Iran, publiés dans Le FigaroLe Point et Le Temps. En 2005, alors au magazine suisse L’Hebdo, il fonde le Bondy Blog en banlieue parisienne. Il est le co-auteur, avec Michel Beuret et Paolo Woods, de La Chinafrique (2008, traduit en dix langues). Il a traversé sans encombre l’Irak, l’Afghanistan et la Somalie mais dit parfois qu’une rédaction parisienne est un terrain autrement plus dangereux.

Philippe ridet

Philippe Ridet est journaliste au Monde depuis 2002. Il revient d’un séjour de huit ans en Italie comme correspondant. Un “exil choisi”, dit-il. Tu m’étonnes. Passionné de rien mais curieux de tout, il a appris sur le tas (et sur le tard) son métier. Pour rassurer ses parents, il passe le concours de préposé des PTT en 1982. Il devient donc postier comme son père, d’abord à Bourg-en-Bresse, ensuite à Paris, précisément au “service des Ambulants du Sud Ouest, à la gare Saint-Lazare”. Il y est resté 15 jours. Puis il est entré au Parisien, comme stagiaire au ser- vice des sports. Il a longuement et profession- nellement fréquenté Nicolas Sarkozy jusqu’en 2007. Il en a tiré un livre, Le Président et moi (éd. Albin Michel).

Estelle saget

Estelle Saget est rédactrice en chef “Santé” pour The Conversation, un média en ligne qui combine “expertise universitaire et exigence journalistique”. Elle a longtemps été grand reporter au service société 
de L’Express. Après une grande école de commerce et un projet d’expatriation, alors que sa vie de femme d’affaires au Canada semble toute tracée, elle retropédale et se lance dans l’écriture. L’improbable S’installer au Canada devient un best-seller. Depuis, elle se passionne pour les questions de santé et les portraits au long cours et a remporté le prestigieux European Health Prize for Journalists pour un reportage à l’hôpital psychiatrique de Rouffach, en Alsace.

Lucie soullier

Lucie Soullier est journaliste au Monde. Elle est rattachée à la rédaction web du quotidien du soir, ce qui signifie surtout qu’elle n’est spécialiste de rien et donc prête à partir partout. La preuve, en trois ans, elle a suivi le Tour de France, les élections, la crise des réfugiés et les attentats du 13 novembre. Elle doit son appétit pour la vie des autres à sa mère, assistante sociale, qui, depuis 29 ans et demi, lui raconte le quotidien des gens du Nord.

Marie-christine tabet

Marie-Christine Tabet est grand reporter au Journal du Dimanche. Il y a fort longtemps, elle était fait-diversière à La Voix du Nord. Il y a moins longtemps journaliste à Capital, au Parisien et au Figaro. Dans les titres de ses livres, il y a des mots comme “l’argent et les politiques”, “l’État voyou”, “scandale d’État”: bref elle aime les affaires. Pour sa dernière enquête, avec Christophe Dubois, elle a écumé les registres du cadastre parisien à la recherche des 50 milliards d’origine algérienne planqués en France par les hommes de Boute- flika. Le bel appartement de la fille du Premier ministre sur les Champs-Élysées lui a valu une belle notoriété dans la Casbah. Elle vient de mettre un point final à Grâce à Dieu, les faits sont prescrits (Ed. Robert Laffont).

Marcelo wesfreid

Marcelo Wesfreid est journaliste politique à L’Express depuis dix ans. Il couvre les péripéties de la gauche au pouvoir, après avoir couvert les péripéties de la gauche dans l’opposition. Après ses études de lettres à Normale Sup, il avait tendance à croire que la fiction était plus forte, plus romanesque, plus théâtrale que la réalité, mais il est désormais convaincu du contraire. De ce point de vue-là, la politique ne l’a jamais déçu.