Gourous de la révolution

Elodie francart

est consultante dans le secteur des droits humains et chevalier du mérite wallon pour “sa contribution à perpétuer la tradition d’accueil et d’ouverture chère aux Wallons”. Cela fait 15 ans qu’elle milite pour les droits des sans-papiers. Elle avait 27 ans le jour de la remise de médaille: faites le calcul. En 2016, elle a été propulsée “passionaria” médiatique, après avoir lancé la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Pendant un mois, elle a géré, avec des béné- voles, le plus grand camp de Belgique : mille personnes au Parc Maximilien. Suite à ça, MSF l’a embauchée pour une mission longue, en Europe, sur le lien entre société civile et organisations humanitaires. Cet été, France Inter a fait un long portrait d’elle. L’émission s’appelle l’Amour selon Elodie et parle de sa triple quête pour trouver ses parents biologiques, fonder un couple moderne et sauver le monde.

Pierre sioufi

Pierre Sioufi est un amateur touche-à-tout intronisé « gourou de la révolution » par le New York Times et « social traitre » par le gouvernement égyptien. Cairote de souche, catholique chaldéen à tendance anarchiste (ni dieu ni maître !), il est issu d’une longue lignée de chevaliers des croisades, de commerçants et de médecins ayant réussi dans la vie, mais a préféré rester dilettante : tantôt journaliste, tantôt acteur, artiste ou traducteur… Son mythique appartement de la place Tahrir était le centre névralgique des événements de 2011 ayant conduit à la chute de Moubarak.