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Blagueurs, blogueurs et chroniqueurs

Marie bonnisseau

Marie Bonnisseau n’est plus pigiste, puisqu’elle vient de signer un CDD de trois mois chez Canal +. En 2011, elle a accompli l’exploit d’intégrer le CFJ avec la plus mauvaise note de l’histoire de l’école : à son grand oral, pour des raisons qui ne lui ont jamais été spécifiées. Sa vocation est née au cours d’un stage dans un service de com’. Elle prête sa voix pour le répondeur. Et là bam! Coup de foudre avec le micro. Le secteur des répondeurs institution- nels étant sacrément concurrentiel, elle se rabat sur la radio. Le CFJ lui ayant appris à très bien faire les liaisons, elle entame un grand tour de la maison ronde : France Bleu Berry, Poitou, Béarn, le Mouv’. Elle se cherche et se trouve trois ans plus tard à la télévision. Canal + lui propose alors de la payer pour écrire des blagues. C’est toujours en cours.

Hannes coudenys

Hannes Coudenys est directeur de création dans la publi- cité, « in uenceur » (une centaine de milliers d’abonnés sur ses chaînes et comptes You Tube, Facebook, Instagram et Twitter) et auteur. Son dernier livre Like my like, publié chez Borgerhoff & Lamberigts s’intéresse, tiens donc, aux réseaux sociaux. Il dirige à Bruxelles une agence de communication numérique, Hurae (« We focus on the Future »), qui compte parmi ses clients le Zoo d’Anvers, une marque de caviar et la télévision publique VRT. Il cultive une passion pour les voitures, passion qu’il assouvit à moindre frais en réalisant des vidéos avec lesquelles il récolte sufisamment de likes pour inciter Mercedes, Maserati et Ferrari à lui prêter des modèles dernier cri. Résultat, quand il part en vacances, il a la plus belle voiture du camping. Il aime les lieux instagrammables et est arrivé à la conclusion que « le beau rend heureux ». Il est vrai qu’une Ferrari dans un camping, d’un point de vue purement esthétique, c’est indépassable.

Dorothée drevon

Dorothée Drevon est journaliste. Ou fut journaliste, elle ne sait plus très bien. Elle n’est pas diplômée du CFJ, mais a plein d’autres qualités (si,si). A 10 ans, elle rêvait d’être comédienne.
A 18 ans, diplomate, pour «découvrir le monde 
et les gens». Mais des stages en ambassade, coincée derrière un beau bureau, la font capituler. Après deux ans d’humanitaire dans une ville de brousse malgache («découvrir le monde et les gens»), elle se lance dans le journalisme à Paris. En 2015, elle tire de ses expériences «Albert Londres, les pigeons et moi (ma vraie vie de journaliste)» un one-woman-show, tous les jeudis au théâtre de Dix Heures. Comédienne ? Après tout, elle en rêvait.

élodie émery

Elodie Emery est journaliste. Elle s’intéresse notamment à l’engouement pour la religion bouddhiste et aux crimes et abus commis par des maîtres spirituels. Après des années d’enquête, elle a contribué à la chute du lama tibétain Sogyal Rinpoché, auteur du best-seller mondial Le livre tibétain de la vie et de la mort et fondateur des centres Rigpa (130 centres dans 41 pays). Il a fini disgracié par le Dalaï Lama. Elle a longtemps tenu une chronique quotidienne dans la Matinale du Mouv’ sur Radio France. Avant d’être journaliste, elle travaillait comme chef de produit chez L’Oréal… Une autre vie.

Guillemette faure

Guillemette Faure est chroniqueuse à M le magazine du Monde et à Radio Nova. Elle aime écrire légèrement sur les sujets sérieux, à moins que ce ne soit l’inverse. Elle a vécu douze ans à New York, où elle était correspondante pour Le Figaro et RTL, entre autres, avant de rejoindre la rédaction de Rue 89 puis des Inrocks. Ses derniers livres sur l’art de passer les plats (Dîners en ville, mode d’emploi) et sur l’évasion fiscale (Le loup dans la bergerie, avec Eva Joly) peuvent se lire séparément.

Mina namous

Mina Namous est juriste et chroniqueuse. Entre deux réunions avec des gens très sérieux, elle s’amuse à écrire des histoires qu’elle publie sur son site jeuneviealgeroise.com. Ses chroniques parlent d’Alger, des gens cool et moins cool qui y habitent, de ses flics, de ce qui mine, ce qui grise. Des yeux au ciel, de ce qu’on prend de haut, de la hauteur qu’on prend. Des petites gens et choses du quotidien. De la vie quand on a 31 ans.

Abdou semmar

Abdou Semmar est éditorialiste. Ancien des quotidiens francophones de référence El Watan et La Tribune , rédacteur en chef du site d’information algérie-focus, il incarne un journalisme d’opinion et d’opposition dans un pays où l’on ne badine pas avec la censure. L’émission « satirique et sérieuse », Week-end, qu’il animait sur la chaine El Djazaïria, dans le même esprit que le Petit Journal de Canal+, a été déprogrammée en avril 2015, suite à des révélations sur le patrimoine immobilier parisien d’un ministre et de sa fille.