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Auteur(e)s de bd, de récits graphiques et dessinateurs de presse

Frédéric benaglia

Frédéric Benaglia est directeur artistique des revues lecture chez Bayard Presse (J’aime lire, Je bouquine). Son métier consiste à inventer l’aspect visuel des magazines : les dessins, les couleurs, et même la forme des lettres (on dit charte graphique, maquette et typographie).

Il est aussi dessinateur : il illustre Adélidélo, la petite héroïne de Pomme d’api et plein d’autres livres jeunesse. Il est diplômé de l’école Estienne à Paris (on dit École supérieure des arts et industries graphiques).

Marc boutavant

Marc Boutavant est auteur et illustrateur.

Il a grandi dans un village en lisant Le Journal de Mickey et un jour, on ne sait pas comment, il s’est retrouvé à Paris à étudier les arts graphiques. Un autre jour, juste avant l’an 2000, «un stylet en plastique m’a poussé dans la main droite. Ça a été la révolution.» Il s’est mis à dessiner sur ordinateur et a intégré l’atelier des Vosges où bullaient (jeux de mots) plein d’auteurs nouveaux et intéressants. Emmanuel Guibert lui propose de dessiner l’histoire d’un petit âne comme vous et moi. «Pas question, la BD, c’est trop fatiguant». On connaît la suite : dix-sept ans que ca dure – chaque mois dans J’aime Lire et en épisodes télévisés. En 2007, son héros Mouk, vaguement petit ours, vaguement lui-même, fait le tour du monde à vélo, puis devient un dessin animé. En 2013, il illustre le premier roman d’une série écrite par Colas Gutman. C’est Chien pourri (qui ressemble fort à un autre chien, Dix-huit dans Ariol, mais chut).

Claire braud

Claire Braud est auteure de bandes dessinées. Son album Mambo a reçu le prix Artemisia de la BD féminine, proclamé chaque année le jour de la naissance de Simone de Beauvoir, ce qui ne l’a pas empêchée de s’attaquer à un sujet pas forcément féminin pour son album Chantier interdit au public. C’est l’adaptation d’une thèse de sociologie sur les conditions de travail dans les grandes entreprises du bâtiment français. Elle a co-réalisé, avec Vanessa Dougnac et Fabrice Launay, un documentaire en animation pour ARTE :
A Wonderful War.

Patrick chappatte

Patrick Chappatte est dessinateur de presse. Depuis toujours en Une du Temps, le dimanche pour la Neue Zürcher Zeitung et souvent pour le New York Times. Il a été le premier non-américain à être distingué par l’Overseas Press Club of America, catégorie “best cartoons on international affairs”. Il est également auteur de reportages en bande dessinée : à Gaza en guerre, dans les bidonvilles de Nairobi, avec les gangs du Guatemala et dans les couloirs de la mort américains. Avec Plantu et Kofi Annan, il préside la fondation Cartooning for Peace, un réseau international de 145 dessinateurs et caricaturistes dont l’engagement consiste à “ne pas baisser le crayon.”

Tommy dessine

Tommy Dessine est, comme son pseudo judicieusement choisi l’indique, dessinateur. Il est aussi dijonnais d’origine et diplômé de Sciences Po. Après avoir dirigé un groupe du CAC 40, il a mis de côté sa passion pour le management afin de se consacrer – au soulagement de ses parents – à une activité sérieuse. Dessin de presse, illustrations en direct, croquis, la holding Tommy Dessine Inc. propose une large gamme de produits de qualité, dont un échantillon représentatif vous est proposé aujourd’hui. Le reste de la gamme sur tommydessine.com.

Anne didier & olivier muller

Anne Didier et Olivier Muller sont auteurs de bandes dessinées. Pour s’amuser, un jour, ils ont inventé Anatole Latuile, un écolier gaffeur. 180 numéros de J’aime Lire plus tard, le coquin hirsute (ou le contraire) a toujours neuf ans, a toujours la même maîtresse et est toujours dessiné par Clément Devaux. Anatole Latuile c’est aussi 13 best-sellers de la collection BD Kids de Bayard, 52 épisodes d’un dessin animé sur France 3 et 1 escape game à Paris. Mazette ! Est-ce qu’il y a une vie sans Anatole ? Oui, une autre BD – Émile et Margot. Et une vie avant Anatole ? Anne était prof de français avec une idée fixe : donner le goût de l’écriture. Finalement, c’est elle qui a fini par prendre la plume. Quant à Olivier, il a été bibliothécaire dans une maison d’enfants à caractère social et il lui arrive d’écrire des livrets d’opéra pour enfants.

Antoine dole

Antoine Dole a.k.a. Mr Tan est auteur de romans et de bandes dessinées. Quand il avait 14 ans, il était timide, alors il a commencé à dessiner dans ses cahiers une petite fille qui lui permettait de dire tout haut ce qu’il pensait tout bas. C’est ainsi qu’est née Mortelle Adèle, qui clame, entre autres : “Moi j’aime personne et j’aime pas tout le reste” et “Poussez-vous les moches !” Depuis, les 16 tomes de la BD Mortelle Adèle se sont vendus à 2 250 000 exemplaires. Et ce n’est que le début : il existe un magazine Mortelle Adèle (Mickey n’a qu’à bien se tenir), des produits dérivés Mortelle Adèle, une chanson Mortelle Adèle en duo avec Aldebert et même un album collector, Mortelle Adèle au pays des contes défaits, qui sort mercredi prochain. Mais tout ça ne serait jamais arrivé sans internet : pendant ses études, Antoine a tenu un blog où il publiait des textes littéraires. Un éditeur les a découverts et lui a proposé de publier son premier roman. Depuis, il écrit beaucoup (12 romans et 70 albums de BD, quand même) et continue de créer des personnages qui, tous, « questionnent les normes« . Le dernier-né s’appelle Simon Portepoisse.

élodie dornand de rouville

Elodie Dornand de Rouville est artiste et illustratrice. Diplômée des Beaux-Arts de Paris, elle s’installe en Corée sur un coup de tête, parce qu’elle aime être lost in translation. Sérigraphie, installation, dessin, peinture, graffiti-paper, sound-mapping : elle multiplie les médias et les perspectives et expose régulièrement à Séoul depuis 2005. Elle a été artiste en résidence à Beppu au Japon, invitée de l’Institut français de Fukuoka, du Art Festival de Yeosu et du Mac Val de Créteil. A l’occasion de l’année France-Corée, elle a publié à l’Atelier des Cahiers Croquis de Corée, un guide illustré de la culture coréenne, écrit avec l’anthropologue Benjamin Joinau.

Frédéric felder

Frédéric Felder est auteur, dessinateur, acteur et éditeur, lauréat en 2010 du prix du ”Off du Off” du festival d’Angoulême, le distingué prix Schlingo. Pendant ses études aux Beaux-Arts de Perpignan, il publie des planches pornographiques dans un hebdo du coin. Ce qui a deux conséquences immédiates : il trouve sa vocation et se fait renvoyer de l’école. Il joue et écrit pour l’émission Groland, sur Canal +, mais s’épanouit surtout en tant que dessinateur RMIste (nom de plume: Franky Baloney) et arrive à cette conclusion : “Je préfère être du bon côté du crayon : pas celui qui dessine mais celui qui signe les chèques.” Il devient donc éditeur pour un collectif originaire d’Albi, les Requins Marteaux, et reprend avec les dessinateurs Cizo et Winshluss la direction de Ferraille Illustré. Avec Cizo, il dirige aussi la collection BD Cul, qui comme son nom ne l’indique pas, est une collection de BD d’auteurs. Récemment, la Charente Libre a titré une interview de lui : “Rencontre avec un allumé”

James ferguson

James Ferguson est dessinateur de presse pour le Financial Times, le quotidien anglais au million d’abonnés, imprimé chaque jour dans dix-huit villes, sur quatre continents. Depuis vingt-cinq ans, il illustre la rubrique Lunch with the FT, un grand entretien sur une page. Le principe ? Un journaliste réalise l’interview d’une personnalité n’importe où dans le monde, autour d’un repas au restaurant (le journal règle la note, déontologie oblige). Loin des déjeuners en ville, James Ferguson avait été repéré par une éditrice du Financial Times, alors qu’il gagnait sa vie comme chauffeur de poids-lourds. C’est ainsi qu’il est entré à la rédaction du supplément “bling bling“ de l’austère journal, judicieusement nommé How to spend it… C’est vrai ça, comment dépenser son argent ?

Jacques ferrandez

Jacques Ferrandez est auteur de bandes dessinées. Né à Alger pendant les « événements » installé ensuite à Nice, il a passé plus de vingt ans à narrer l’histoire commune entre la France et l’Algérie (Carnets d’Orient, en dix volumes). Il publie aussi des carnets de voyages sur les pays de la Méditerranée, et adapte de la littérature en bande dessinée : du polar avec Tonino Benacquista, aux grands classiques avec Pagnol et Camus. Il est contrebassiste dans un quintette de jazz et ne s’énerve plus quand on l’appelle Monsieur Fernandez.

Emmanuel guibert

Emmanuel Guibert est auteur de bandes dessinées et scénariste. Il dit souvent «Ariol c’est moi». Et aussi «Dessiner, cela permet de détacher des morceaux de réel et de les emporter chez soi…» Cette année, il a reçu le prix Goscinny du Festival d’Angoulême pour l’ensemble de son oeuvre. On peut pas faire beaucoup mieux. Il peut tout faire d’ailleurs : enchanter les petits avec ses héros Ariol et Sardine de l’espace (dessiné par Joan Sfar puis Mathieu Sapin), raconter la vie des autres (La Guerre d’Alan, Le Photographe, des Nouvelles d’Alain), documenter l’Histoire en BD (Brune, sur la montée du nazisme,son premier livre), croquer l’Italie (Italia) et même pousser la chansonnette.

Elsie herberstein

Elsie Herberstein est dessinatrice, diplômée des Arts-Déco à Paris. Son métier, c’est de réaliser des reportages à l’aquarelle. Depuis deux ans, elle se rend à Vienne, sa ville natale, une semaine par mois, pour s’immerger dans des foyers d’accueil de nuit, des appartements de réinsertion, des cours d’allemand pour demandeurs d’asile. Le livre qu’elle en a tiré a été publié, en Autriche, sous le titre Elsies Reise durch die Vinzi-Rast. Une campagne de financement participatif est en cours pour une version française chez La Boîte à Bulles. Elle travaille aussi sur commande : mariages de la jet set, conseils d’administration, tournages de cinéma. Et ses pinceaux préférés ? En poils de petit-gris (un écureuil nordique) ou en martre (du vison). Et pour les couleurs ? Bleu de céruléum, écarlate de cadmium, jaune de Naples, terre de Sienne brûlée et gris de Davy.

Jeroen janssen

Jeroen Janssen est auteur de bande dessinée et illustrateur. Il aime le vert, celui du flanc des volcans, celui des mille collines, celui des vallées du Rwanda, où il a commencé à écrire de la BD. Il était alors professeur à l’école d’art de Nyundo, sur la rive nord du Lac Kivu, à la frontière congolaise. C’était de 1990 à 1994. Le sujet de son premier album, Muzungu, Sluipend gif (ce qui signifie “homme blanc, poison insidieux”) primé au festival d’Haarlem, est – pouvait-il en être autrement ? – le génocide rwandais de 1994. De retour en Belgique, il vit mille vies : aide-soignant en milieu psychiatrique, assistant bibliothécaire, facteur, enseignant, jardinier (le vert !) tout en continuant à dessiner des histoires. Sur le Rwanda, évidemment (une fable, La Revanche de Bakamé, avec Pieter van Oudheusden), mais aussi sur sa Flandre natale (un reportage pour la revue XXI). Il prépare un livre sur Franz Schubert et un autre sur Che Guevara. Quel rapport entre le maître de la musique romantique et l’icône de la révolution ? Aucun, évidemment. C’est ça qui lui plaît.

Diane le feyer

Diane Le Feyer est illustratrice pour la jeunesse et animatrice de dessins animés 2D (en 2 dimensions). L’héroïne de son enfance “courait la nuit en haut des toits, un poignard florentin à la taille, des gadgets partout”. C’est Fantômette, bien sûr! Elle donne de la force à Diane, qui intègre une école d’art (Emile Cohl, à Lyon) car elle ne pense qu’à une chose : les dessins animés. Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle émigre en Irlande, puis au Canada pour en faire son métier, bifurque un temps vers l’animation de jeux vidéo, puis se tourne vers… les livres pour enfants. Un jour, on l’appelle au téléphone : “Bonjour, ce serait pour dessiner une petite fille insupportable”. Elle répond “Super !” La petite fille, c’est Mortelle Adèle, qu’elle dessine depuis le tome 8. C’est elle qui enseigne désormais à Emile Cohl, à des jeunes gens à qui Adèle a, peut-être, donné de la force.

Pascal lemaître

Pascal Lemaître est illustrateur et prof dans l’école où jadis il étudia : l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre, à deux pas d’ici. Serait-ce donc un “brusseleir” pur jus ? Pas du tout. Il a vécu à New York City et travaillé pour les meilleurs titres de la presse mondiale : le New Yorker, le New York Times et le Wall Street Journal. Il a illustré les textes de gens brillants – le philosophe Edgar Morin, le cuisinier Michel Troisgros – et publié des albums pour la jeunesse écrits par… Toni Morrison, une star américaine, prix Nobel de littérature. Edgar, Michel, Toni, Pascal, une question : comment atteindre le plein emploi de soi-même?

Vahram muratyan

Vahram Muratyan est artiste et designer graphique. Il est l’auteur de Paris vs New York, ouvrage qui célèbre les deux villes à travers un match visuel et amical, puis de Tick Tock, illustrant nos vies à mille à l’heure. Pour M le Magazine du Monde, il a croqué chaque semaine la ville puis les people, et apparait régulièrement dans Elle. De Prada à Air France, il choisit ses collaborations avec soin. A l’été 2016, il est l’invité de la revue Feuilleton pour un numéro spécial La France vue de l’étranger et prépare son prochain livre visuel pour 2017.

François olislaeger

François Olislaeger est dessinateur et auteur de bandes dessinées. Un rapide coup d’oeil à ses oeuvres amène cette conclusion incontournable. C’est un joyeux omnivore : dessins d’actu pour la presse quotidienne, illustrations pour la littérature jeunesse, reportages dessinés, installations diverses. Ah si, une constante, le spectacle vivant. Après sept années de reportages au Festival d’Avignon, il publie Carnets d’Avignon et s’aperçoit qu’il aurait voulu apprendre à danser. Il s’en entretient avec Mathilde Monnier, chorégraphe. La rencontre entre le dessinateur et la danseuse accouchera d’une BD sur le processus créatif : Mathilde – Danser après tout. Il a aussi écrit et illustré la biographie Marcel Duchamp – Un petit jeu entre moi et je. Il vivait à Mexico jusqu’à cet été. Chaque jour, il peint une fleur fraîche et poste l’aquarelle sur Instagram.

Matthias piccard

Matthias Piccard est auteur de bande dessinée. Il évoque ses jeunes années avec une certaine éloquence : “J’ai grandi à Reims, la ville du champagne. J’ai été étudiant en graphisme à Chaumont, la ville du tuning. J’ai fait l’École des arts décoratifs à Strasbourg, la ville de la saucisse”. Il collabore au fanzine “de qualité supérieure” Ecarquillettes, à la revue Lapin de l’éditeur de BD L’Association puis publie un album documentaire, Jeanine, sur une voisine prostituée à la vie héroïque. Son album suivant, Jim Curious, sans paroles et en 3D, raconte un petit scaphandrier explorant les fonds marins. Il a été publié dans 30 pays (sans frais de traduction, donc). Ça a plu au chanteur Matthieu Chedid, qui lui a demandé de mettre sa musique en dessins dans un livre-disque. Il vient de sortir la suite des aventures de Jim, Voyage à travers la jungle. Et la suite des aventures de Matthias ? “J’ai vécu dix ans à Paris, la ville du nougat et vis aujourd’hui à Marseille, la capitale de la France”.

Aurélie pollet

Aurélie Pollet est réalisatrice de films animés et illustratrice. Ce qu’elle aime, c’est inventer des images pour parler du réel. Tout l’intéresse : la physique quantique (Les chats de Schrödinger chez Poing); la Mafia (AddioPizzo dans la revue Gibraltar), Paris (elle a lancé The Parisianer, un projet où 200 illustrateurs ont créé la Une d’un magazine imaginaire). Elle anime des émissions et des documentaires pour Arte : Karambolage, Culte, lecteurs sous influences (avec le journaliste David Brun Lambert, sur des romans qui ont changé la vie de leurs lecteurs) et bientôt Les Espionnes racontent avec Chloé Aeberhardt. Elle est diplômée des Arts Décos à Paris.

Robin

Robin est auteur de bandes dessinées, directeur artistique du magazine Popi et illustrateur. D’ailleurs, il ne s’appelle pas du tout Robin mais Pascal. Sa ressemblance frappante avec un superhéros – l’acolyte de Batman – lui a valu ce surnom, qu’il a adopté comme nom de plume. Voilà pour la petite histoire. Quant à la grande Histoire, il adore tout particulièrement les 17e, 13e et 1er siècles : il a publié un récit graphique autour de Titus van Rijn, Le Fils de Rembrandt, puis a passé trois ans à dessiner Povorello, une biographie de François d’Assise et, enfin, vient de remporter un prix à Angoulême pour Les Larmes d’Esther. En 2014, le concept store Colette l’a invité à exposer les Skuggis, une série de photos, souvent des paysages, dans laquelle sont incrustés des personnages dessinés, souvent amoureux. Ce sont des Skuggis qui illustrent le programme que vous avez entre les mains.

Mathieu sapin

Mathieu Sapin est dessinateur de bande dessinée. Après avoir partagé son atelier avec la ne eur du 9e Art (Blain, Sattouf, Sfar), il invente un héros à qui la bière donne des super pouvoirs (Supermurgeman) et fait un carton chez les enfants avec Sardine de l’espace et Akissi. La quarantaine approchant, il décide de s’attaquer à un sujet tout aussi marrant : la République française. Il publie les albums documentaires – Campagne Présidentielle et Le Château sur François Hollande – et réalise Le Poulain pour le cinéma. Et il y a son best-seller, Gérard, sur les cinq ans qu’il a passés dans les pattes de Depardieu. Son prochain album, une nouvelle chronique présidentielle, sort dans trois jours chez Dargaud. Le titre ? Comédie Française.

Posy simmonds

Posy Simmonds est un joyau de la couronne britannique : dessinatrice de presse, auteure de romans graphique et membre de la Société royale de littérature – l’équivalent de l’Académie française. À 9 ans, elle dessine des comics pleins de crimes et de filles atypiques. À 23 ans, elle illustre des pages dans The Sun, The Times et Cosmopolitan, puis, à 27 ans, dans The Guardian. À 32 ans, elle y inaugurait dix ans d’un strip hebdomadaire sur la bourgeoisie anglaise de gauche. Enfin, à 42 ans révolus, elle se lance dans le roman graphique : d’abord Gemma Bovery, inspiré de Gustave Flaubert, adapté au cinéma par Anne Fontaine ; puis Tamara Drewe, d’après Thomas Hardy, grand prix de l’Association des Critiques et journalistes de BD, adapté au cinéma par Stephen Frears ; enfin Cassandra Darke, d’après Charles Dickens, sélectionné pour le prix du polar cette année à Angoulême. Elle a aussi écrit pour la jeunesse, sait imiter la reine d’Angleterre et produire, avec ses mains, de mélodieux bruits de pets.

Jean-philippe stassen

Jean-Philippe Stassen est dessinateur de bande dessinée. A 15 ans, pour rembourser des frais de nettoyage d’un rideau de fer à Liège, sur lequel son ami Hafid et lui-même avaient réalisé une magnifique fresque, il accepte un premier travail rémunéré : une BD sur l’immigration marocaine en Belgique. En 1994, l’actualité rwandaise change le cours de sa vie. Il publie Déogratias – une fiction graphique sur un jeune génocidaire – et continue ensuite à s’intéresser à l’histoire
des anciennes colonies belges. En 2005, installé au Rwanda, il prend six mois pour lire Heart of Darkness de Joseph Conrad en V.O. Il en fait un livre avec l’historien Sylvain Venayre. Ses amis, et même ceux qui ne le sont pas, lui reconnaissent un certain talent de cuisinier (ah les boulets sauce lapin). Retour aux sources, son prochain livre Les Gentils se déroule à Liège. Il vit à Paris.

Marcelino truong

Marcelino Truong est illustrateur et auteur de bandes dessinées. Il a commencé à raconter son enfance voyageuse en 2012 dans Une si jolie petite guerre- Saigon 1961-63, son premier roman graphique. Il relate la décennie suivante dans Give Peace a Chance paru en 2015 chez Denoël Graphic.

Nicolas wild

Nicolas Wild est auteur de bandes dessinées, ancien élève de l’atelier d’illustration de la Haute école des arts du Rhin – les Arts-Déco de Strasbourg – et diplômé des Beaux-Arts de Boston. Son père est pasteur, ce qui aurait pu le lancer sur la voie de l’étude du bien, du mal et de l’existence de Dieu. Mais non. Il a certes publié Ainsi se tut Zarathoustra, distingué par le prix France Info de la bande dessinée d’actualité et de reportage, un livre qui, malgré son titre prometteur, n’a pas grand chose à voir avec le monothéisme. Il sort cette semaine, chez La Boîte à Bulles, Kaboul Requiem, troisième volet d’une trilogie afghane.